Table des matières

~~ODT~~

INVITATION-ALLENDE

TENEURS INSTABLES

Installations sonores distribuées et sonification interactive dans le cadre du dispositif “Plasticien au collège”.

contact : 0624634103 mail : dom@dominiqueleroy.info

RÉSUMÉ

Une recherche plastique et sonore a été menée auprès d’une classe de sixième sur la captation de variables, l’amplification pour aboutir à la création de dispositifs ou « sculptures de sonification » qui s’articulent et agrègent des phénomènes environnementaux captés et amplifiés. La restitution se fera sous la forme d’une installation mettant en espace les sculptures et les différentes traces sonores et visuelles issues du travail mené au long de l’atelier.

MÉDIAS

Ici vous pouvez accéder à une galerie d'images HD que vous pouvez télécharger :

http://photos.dominiqueleroy.info/index.php?/category/18/start-15

PARTENAIRES

CALENDRIER

Ateliers le vendredi :

Journées banalisées

Exposition/présentation le 5 Juin 2015

RÉSUMÉ

Une recherche plastique et sonore a été menée auprès d’une classe de sixième sur la captation de variables, l’amplification pour aboutir à la création de dispositifs ou « sculptures de sonification » qui s’articulent et agrègent des phénomènes environnementaux captés et amplifiés. La restitution se fera sous la forme d’une installation mettant en espace les sculptures et les différentes traces sonores et visuelles issues du travail mené au long de l’atelier.

INTRODUCTION

« Pour amplifier du son, la méthode la plus intuitive consiste à placer sa main en porte-voix. L'orang-outang le fait très bien et dispose même des feuilles en mégaphone autour de sa bouche. Quand on a pas de mains, on se débrouille autrement. Certains grillons s'installent devant une simple feuille. Elle renvoie un écho qui renforce le chant, jouant ainsi pour le grillon le même rôle que le réflecteur d'un projecteur pour une ampoule. Mais pour amplifier, rien ne vaut une cavité. Nous avons tous, un jour ou l'autre, soufflé sur le goulot d'une bouteille pour en faire sortir un son de corne de brume. On dit que la bouteille « résonne ». Les bouteilles ne courent pas les rues dans la nature, les animaux se rabattent sur tout ce qui ressemble à une cavité. En pratique, le premier trou venu fait l'affaire. La courtillière, ou taupe-grillon, l'a bien compris : cet insecte se place au fond de son terrier pour chanter. Une grenouille de Bornéo, Metaphrynella sudana, utilise aussi la résonance, mais d'une manière encore plus astucieuse. Elle se cale d'abord dans un tronc d'arbre creux afin d'augmenter la portée de son chant. Seulement elle ne se place pas n'importe où dans le tronc. Partant de principe que plus le tuyau est long, plus il résonnera sur des fréquences graves, la grenouille se place à l'endroit précis du tronc qui entre en résonance avec le fréquence de son chant » La symphonie animale/Comment les bêtes utilisent le son d'Antonio Fischetti Proposition : Mener une recherche plastique et sonore sur la captation de variables, l'amplification, ce qui fait cavité/résonnateurs. Imaginer plusieurs dispositifs ou « sculptures de sonification » qui articulent et agrègent des phénomènes environnementaux captés et amplifiés, la création de scènes sonores ou conditions d'écoute en faisant appel à un travail de sculpture/bricolage. Le travail pédagogique avec les enfants sera volontairement accessible et s'appuiera sur l'histoire de la musique et des arts plastiques. L'exploration de pratiques scientifiques, amateurs et non experts.

OBJECTIFS

Objectifs pédagogiques généraux :

Temps :

TOTAL : 30h + 10h de préparation

PROGRAMME ATELIERS + RESTITUTION

Session 1

Captation de variables environnementales

Intentions initiales : A partir d'objets de récupération,de matériel électronique et numérique (machines/petits moteurs/bouts de bois/récipients/capteurs) et dans le contexte du collège (éléments d'architectures du collège, salle de classe, couloirs…), créer et/ou révéler des systèmes de relations entre des phénomènes physiques climatiques / sonores / électriques / lumineux / vibratoires… Ce premier atelier passera par l'expérimentation et la fabrication de prothèses et d'instruments plus ou moins complexes (ex : le téléphone pot de yaourt permet de conduire le son d'un espace à l'autre à l'aide de simples pots reliés par un fil tendu/ des petites cellules photosensibles reliées a quelques composants électroniques transposent une variable comme le changement de lumière en variations sonores). Dans ces expériences d'actions/réaction, il s'agira ici de capter, créer et explorer les inter-relations qui constituent l'environnement du collège.

Ce qui a été fait avec les élèves : Le premier atelier s'est effectivement concentré sur l'expérimentation de 2 dispositifs (à partir de matériaux apportés par les élèves) : L'expérience du “téléphone pot de yaourt” a permit aux élèves de fabriquer, expérimenter et découvrir la résonnance des matériaux et le transport du son (leur voix) : vibration de récipients comme des boites de conserve ou boites en plastique, mise en tension d'un fil entre 2 points pour conduire le son, expérimentation entre les deux salles de classe pour évaluer la vibration des ondes sonores. Egalement l'installation d'un dispositif éléctro-acoustique composé de capteurs de vibration (piezos ceramique) reliés a des tables de mixages, amplificateurs et haut-parleurs pour comprendre le fonctionnement des transducteurs et membranes de haut-parleurs. Ici l'expérimentation dans la continuité du “téléphone pot de yaourt” consistait a capter un bruit sur une surface puis grâce a la transformation de la vibration sonore en impulsion éléctrique, de faire vibrer de la poudre sur du papier disposé sur un haut-parleur pour bien comprendre la nature vibratoire et plastique de l'onde sonore.

Session 2

Perceptible / Imperceptible

Intentions initiales : sonification / amplification / diffusion A partir des premières expérimentations menées dans le premier atelier ou plusieurs dispositifs permettent de capter des variables environnementales provenant des espaces existants du collège ou d'objets rapportés, la session 2 propose d'approfondir la question de la sonification ou comment transposer et rendre perceptible des phénomènes vibratoires parfois imperceptibles (ex : phénomènes électromagnétiques / mouvements très lents…). La cession 2 consistera a réaliser plusieurs dispositifs / prothèses d'écoute s'adaptant au corps et ou a un des espaces du collège / des installations sonores se déployant dans le temps et dans la salle de classe permettant de faire « sonner » des phénomènes captés. La cession 2 fera appel a l'utilisation de matériaux et de techniques très divers de bricolage audio-numérique.

Ce qui a été fait : Pour illustrer et resituer notre travail lors de la première session dans l'histoire, j'ai projeté des images des inventions d' Alexander Graham Bell (né en 1847 à Edimbourg). Ses recherches sur l'audition et la parole l'ont conduit à construire des appareils auditifs, dont le couronnement aurait été le premier brevet pour un téléphone en 1876. D'autres inventions marquèrent la vie d'Alexander Graham Bell : les travaux exploratoires en télécommunications optiques, l'hydroptère en aéronautique. En 1888, il devint l'un des membres fondateurs de la National Geographic Society. Bell etait en effet convaincu de pouvoir transformer les ondes sonores en impulsions électriques dès 1874, il réalise son rêve en 1876. L’invention connaît rapidement un succès retentissant qui aboutit en 1877 à la création de la compagnie téléphonique Bell. La fortune aidant, Bell fonde le Volta Laboratory et se tourne alors vers d’autres champs d’expérimentations, jetant les bases du gramophone, s’intéressant à l’aviation, et aux transports nautiques. Tout en travaillant sur le téléphone, Bell avait informé Watson que leur prochain projet serait une machine volante. Lors de son voyage de noces, il a raconté à son épouse, Mabel, qu'il avait rêvé de machines volantes avec des téléphones à bord. Comme les Wright et d'autres pionniers de l'aviation, Bell a choisi de tester des cerfs-volants légers et des planeurs avant de faire des essais de vol humain et limiter les risques de vol.

Avec les élèves de 6em nous nous interessons aux cheminements et expérimentatons de Bell,et poursuivons nos expériences autour de la visualisation des ondes sonores et entreprenons dès la deuxième séance la construction de structures légères volantes à base de tétraedres qui seront ensuite expérimenté en extérieur. Nous construisons les premiers tétraèdres et découvrons la resistance de cette forme géométrique.

Session 3

PLUG & PLAY, Espaces/temps de diffusion

Intentions initiales : Les sessions 1 et 2 permettent d'envisager la création de plusieurs «sculptures de sonification» venant se greffer dans un ou plusieurs espaces du collège. La session 3 propose de dupliquer les modules techniques de manière a offrir la possibilité de déployer plusieurs dispositifs lors de 3 sessions suivantes, les élèves fonctionnant en plusieurs petits groupes autonomes. Les sculptures de sonification sont ainsi créées par combinaison, assemblage et branchements de modules compatibles (ex : fabrication de mini amplificateurs / supports (échafaudages) de fixation / systèmes solaires…). Les assemblages des modules se font par petits groupes d'élèves et pourront être directement installés dans l'espace et laissés en fonctionnement en dehors des sessions d'atelier ou disposés sur des étagères et dans des boites/valises de rangement créés par les élèves.

Ce qui a été fait avec les élèves : La découverte des modules tétraèdriques de Bell lors de la deuxième session nous permet d'envisager la construction de structures légères (les enfants énumèrent et dessinent au tableau des exemples de structures légères basées sur ce principe constructif, comme les machines volantes du type Zeplin, les satellites, les grues, la tour Eiffel…). La troisième session consiste donc a fabriquer de nombreux modules à base de triangles identiques. Les élèves s'appliquent à fabriquer toutes les pieces qui par la suite assemblées permettront de déployer différentes installations dans l'espace. Nous parlons également du rêve d'Alexander Graham bell de faire voler un téléphone et échaffaudons des idées pour la prochaine sessions où les élèves pourront imaginer et dessiner tous types de structures de communication volantes et/ou au sol. Les enjeux de cette session est de s'appliquer manuellement a construire de beaux modules qui pourront être assemblés collectivement lors des prochaines sessions.

Session 4

Atelier de conception

Sur la base de modules tétraédriques (suite à la construction de triangles la séances précédente), les enfants imaginent et dessinent leurs propres dispositifs volants dans lesquels ils pourront embarquer un dispositif de captation.Des images de cerf-volants et autres inventions et structures légères du début 20em sont vidéoprojetées pour leur donner quelques exemples. Cette session permet aux enfants de bien se réapproprier la géometrie et se projeter dans des formes et des principes constructifs qui seront étudiés lors de la séance suivante. Il est prévu d'associer plusieurs idées et de réaliser 3 dispositifs volants directement inspirés des dessins préparatoires des enfants.

Session 5-6-7 : Production de 3 dispositifs en simultané

Les sessions 5-6-7 ont pour objectif de concrétiser la réalisation de 2/3 installations : L'une sera installé directement dans la salle de classe, certaines se déployant dans les espaces extérieurs du collège. Les installations sont donc composées de plusieurs sculptures de sonification fonctionnant en interaction (en réseau). Les installations seront présentées lors d'une journée en juin. 2 temps fort seront organisés en amont (1 visite d'exposition + 1 journée d'installation). Temps banalisé 1 : Installations test dans différents espaces du collège Temps banalisé 2 : Maison de l'apiculture + pique-nique expérimental dans le parc des Oblattes + Visite du caillou (asso fertile) Exposition/restitution en juin Publication pour le CDI Note de présentation de Dominique Leroy

Journée banalisée 1

Voici un récap des différentes parties de la journée, l'idée est de répartir les enfants en petits groupes, chaque petits groupes aura des petits exercices à réaliser tout au long de la journée (dans la phase de préparation en classe le matin, et sur le terrain dans l'apres-midi, il pourra y avoir une rotation des groupes chaque heure (un temps d'introduction permettra aux élèves de découvrir et apprendre à utiliser le nouveau matériel utilisé pour la journée) :

- Les preneurs de sons : Ils apprenent à utiliser l'appareil M-Audio, une perche un micro et un casque, ils font le suivi (reportage de tte la journée en passant dans chaque groupe, ils devront préparer des questions types (Ou sommes nous ? avec quel matériaux on a fait ci ou ça ? , comment c'est fait ?…)

- Les preneurs d'images : Ils apprennent à utiliser la “boite à image animées”, après une séquence d'initiation et de visualisation d'images vidéos test, ils préparent différents scénarios de prise de vue, l'équipe accompagne aussi les preneurs de sons dans le suivi de la journée

- Les opérateurs sonores préparents et installent les dispositifs de sonifiacation au sol et embarqués dans les cerf-volants, ce sont ces dispositifs au sol qui vont recevoir les données envoyées par les cerfs volant.

- Les bricoleurs réparateurs, préparent les cerf-volants pour un test d'envol entre 14h00 et 16h00, efféctuent des améliorations sur les cerf-volant suite aux premiers test ils collaborent avec les opérateurs sonores pour fixer les dispositifs embarqués.

- Les dessinateurs géographes préparent et supervisent l'ensemble des opérations en réalisant des dessins, des relevés, des plans sur carnets de dessin. Ils conçoivent aussi un mode opératoire et organise aussi la répartition des groupes dans l'espace (ils dessinent le plan de la zone test d'envol et répartissent les points de lancement des cerf-volants, ils proposent des angles de prise de vue aux preneurs d'images…)

Journée banalisée 2

La journée est organisée à Nantes dans le bas Chantenay et articule la découverte de 3 lieux et multiples pratiques qui associent art/paysage/écologie. Ainsi, nous pourrons dévouvrir le travail de l'association Fertile qui active des projets artistiques dans une petite friche urbaine (Le caillou), nous pique-niquerons et poursuivrons nos expériences sonores avec des dispositifs solaires dans le parc des Oblates. Nous irons à la rencontre des jardiniers du parc et des bénévoles de la maison de l'apiculture. Les expériences, les découvertes seront documentés sous la forme de films/enregistrements sonores/prises de notes et dessins.

1) De 10h00 à 11h00 : A l'écoute du caillou

2) de 11h30 à 14h00 : Solar pique-nique

3) de 14h00 à 14h30 : Découverte de l'histoire et de la création du parc des Oblates (les arbres fruitiers, la pollinisation, les abeilles…)

4) de 14h45 à 15h30 : Découverte de la maison de l'apiculture, rencontre avec des bénévoles et animateurs du site.

Communication des ateliers

Référentes : Virginie.BOURGET@loire-atlantique.fr, nathalie.demarcq@ac-nantes.fr

Les autres artistes et professionnels (CG + Rectorat) : a.sterkendries@orange.fr, bertrand.charles-zhu@ac-nantes.fr, blandine.david1@gmail.com, edwigeboutet@free.fr, Nathalie.Demarcq@ac-nantes.fr, Florence.Cartier@ac-nantes.fr, juliette_zhuhong@hotmail.com, katjastroph@gmail.com, magalibabin@yahoo.fr, martine.cabanel@ac-nantes.fr, nathalie-n.crossin@ac-nantes.fr, odavido@free.fr, sophie.jahn@orange.fr, rolandvero.spenle@sfr.fr, rolandvero.spenle@sfr.fr, mumiorca@gmail.com, jeanine.guibaud@loire-atlantique.fr, sylvie.breteche@loire-atlantique.fr

La mailing liste du collège : A compléter

La liste des personnes à inviter lors de vos restitutions et vernissages :

Les personnes à convier pour le Département dont l’adresse postale est 3 quai Ceineray – BP 94109 44041 Nantes cedex 1

La préparation du temps de restitution :

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Sans espace, le son n'existe pas, il ne s'effectue pas. L'art sonore est aussi – et peut-être avant tout – un art de l'espace et c'est par le traitement du son que Dominique Leroy aborde le spatial. Par le recours à des légers décalages, à d'infimes variations, la mise à distance s'opère, les formes de restitutions auditives sont déconstruites, requalifiées, dé-standardisées, et c'est tout un pan du système de perception qui s'en trouve modifié. S'attachant à une lecture potentielle des lieux, les pièces de Dominique Leroy sont toujours en contexte, elle prennent place dans un milieu. Considéré comme une ressource mouvante – l'espace, qu'il soit construit ou social, ne peut être que dynamique –, il n'est jamais perçu comme une unité cohérente a priori mais bien comme un agrégat de données à mettre en forme. Le vocabulaire qu’échafaude l'artiste hérite d'une appréhension altérée de nos environnements, le sens est à construire. L'information, captée et combinée au travers d'agencements exfiltrés de la production en série, contient une puissance, intacte, à interpréter. Le travail de Dominique Leroy tend à s'affranchir de tout cadre structurant préexistant et en fabrique de nouveaux, mais libérés de leur nature prescriptive, il revient au spectateur de les co-construire. La production de points de bascule, de ceux qui libèrent l'action et proposent au spectateur de s'émanciper par la configuration même qui aura produit son aliénation - technologique, mais aussi sociale et politique -, est un projet artistique en propre. Dominique Leroy travaille à la fabrication de ces points, de ces moments où émergent des potentiels. En rendant possibles une ouverture dans des agencements clos - notamment les systèmes d'information - il opère une prise là où les architectures lisses n'offrent pas d'altération. Ce faisant, il impulse des écarts à la norme, et non content, s'escrime à les faire germer, à les multiplier en les rendant perméables à l'expérience de ceux qui les observent. Ménager de possibles espaces de reconfiguration des activités de nos contemporains relève bien d'un programme global où l'écologie – dans son acception élargie – demeure, sinon un axe fort, tout au moins un régime de présence au monde.

Guillaume Ertaud http://www.lalettrephoto.net

– Dominique Leroy travaille les contextes qu’il investit comme des “cartes à poétiser”. Il pose un système (sonore, programmé…) dans un environnement qui devient le capteur de son propre code, le révélateur de sa propre substance. L'artiste nous invite souvent à traverser, à ressentir — in corpore — la peau, la carte, le nouvel environnement qu’il a pu inventer, comme un double du réel. La poésie naît de notre immersion dans un nouvel espace à explorer, à notre mesure, mêlant cependant diverses échelles. Marina Pirot http://www.ontime.fr

LIENS

http://www.firstkites.nl/projectsinprogress-D.html

http://miztral.free.fr/www/index.php?option=com_content&view=article&id=294&catid=17&Itemid=106

http://carnetdevol.org/Bell/graham.html

http://www.laboiteverte.fr/avions-et-cerf-volants-tetraedrique/

ADMINISTRATION

gestionnaire.0440534S@ac-nantes.fr